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Profils du premier Magistrat de la ville de Ziguinchor : Par Papo Mané | Profils du premier Magistrat de la ville de Ziguinchor : Par Papo Mané |
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Nous avons voulu partager avec vous, ce texte écrit par le correspondant de Walfadjri à Ziguinchor, Mamadou Papo Mané. Observateur averti de la scène politique et sociale dans la région de Casamance, Papo Mané fait partie de cette jeune génération de journaliste qui suit de très prés l’évolution politique du Secrétaire général de la Présidence de la République. Dans cet article publié dans le numéro 2147 de Walfadjri di mardi 19 mai 2009, Papo comme l’appelle à Ziguinchor ses intimes, dégage sans aucune complaisance le profils de celui qui a fait tomber « le Baobab », le 22 mars dernier. Abdoulaye Baldé: De la tenue à l’écharpe tricolore. Jusqu’en 2004, il était inconnu des Sénégalais, et même des Ziguinchorois. Et pourtant, c’est dans la capitale du sud qu’Abdoulaye Baldé a fait son enfance et une partie de ses études couronnées par un tas de diplômes obtenus entre le Sénégal et la France. Il a fallu attendre 2005 pour que les populations du Sud découvrent ce garçon qui réussira, en cinq ans, à entrer dans le cercle restreint des grands hommes politiques de la Casamance et même du Sénégal. Quand il descendait dans l’arène politique à la fin de l’année 2004, beaucoup de Ziguinchorois se demandaient qui était ce garçon qui poussait son ambition jusqu’à vouloir affronter Robert Sagna. Tout ce que les populations du Sud savaient de lui, c’est qu’il est un jeune intellectuel, né à Dar Salam à une douzaine de kilomètres de Ziguinchor et qu’il était secrétaire général de la présidence de la République. Mais, en quelques mois, Abdoulaye Baldé a fini par entrer dans le cœur de ses concitoyens du Sud qui verront en lui, le futur tombeur du maire de Ziguinchor. Cette sympathie que les Ziguinchorois avaient pour lui, l’intéressé a pu s’en apercevoir dans le temps et dans l’espace. Un mariage d’amour qui sera scellé un soir du 20 mars 2005 lors de son entrée politique dans le temple sportif que constitue le stade Néma. Cet événement qui fut un des plus grands de l’histoire politique récente de la Casamance marque la naissance d’une icône, car, rarement, un homme politique a pu bénéficier d’autant de manifestations de sympathie. Abdoulaye Baldé venait donc de faire renaître l’espoir dans un Pds qui a toujours échoué devant Robert Sagna et le Parti socialiste et dans une région où les vicissitudes de l’histoire ont plongé les hommes et les femmes dans le désarroi. Seulement, la tâche qui l’attendait était dure, très dure même parce qu’il fallait faire tomber Ziguinchor. Un challenge qui passe par un choc frontal contre le tout puissant maire de la capitale du Sud, nommé Robert Sagna. Pendant des années, Abdoulaye Baldé s’est lancé dans la bataille, en mobilisant les moyens politiques, humains et financiers pour réussir là où Georges Tendeng, Mama Dabo, Cheikhou Diémé, Timothée Boissy et tant d’autres avaient échoué notamment en 2002. Son engagement pour cette ville qui venait de le découvrir va très tôt payer. Car, à l’élection présidentielle de 2007, à la tête d’une équipe qui s’est, au fil des mois, élargie avec l’arrivée de nouveaux ténors de la vie politique, il offre la majorité au candidat Abdoulaye Wade à Ziguinchor. Trois mois plus tard, ce scientifique devenu juriste rééditera l’exploit en remportant haut la main les élections législatives.Apparemment, rien ne semble plus s’opposer à la fulgurante ascension politique de ce policier converti en politique. Petit à petit, Abdoulaye Baldé prenait goût à ce ‘métier’. Un processus qui n’a pas été facile pour ce timide que d’aucuns qualifient d’introverti en voie de socialisation. Aujourd’hui, en tout cas, le processus semble achevé pour ce commissaire qui a pris le risque de renoncer à sa prestigieuse profession d’inspecteur général d’Etat au profit d’une aventure politique. Un choix qui trouve sa justification dans son attachement à sa région, la Casamance et à sa ville, Ziguinchor. Heureusement que les populations du Sud lui ont rendu cette affection et de fort belle manière en le plébiscitant. Ainsi se décline l’histoire de ce proche collaborateur du chef de l’Etat qui est passé de la tenue à l’écharpe tricolore et qui devient ainsi le plus jeune maire de Ziguinchor avec ses 45 ans. |
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